Prothèses totale (PTG) et unicompartimentale (PUC) du genou *

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Prothèse totale (PTG) et unicompartimentale (PUC) de genou

Définition

La gonarthrose (ou arthrose du genou) consiste en une usure du cartilage au niveau du genou. C’est en général une maladie de la personne âgée. Actuellement, de plus en plus de patients jeunes et actifs sont exposés à ce type de maladie (activités sportives, anciennes opérations, etc).
Symptomatologie

L’arthrose se manifeste essentiellement par des douleurs et des gonflements entrainant une diminution de la mobilité et de la qualité de vie. Le patient a de plus en plus de difficultés à réaliser ses activités sportives (marche, golf, ski, etc.) jusqu’à limiter son activité au quotidien (limitation du périmètre de marche).

Causes et diagnostic d’arthrose

La génétique, l’obésité, les défauts d’axe du membre, les instabilités chroniques, les traumatismes et les antécédents de méniscectomie sont tous des facteurs favorisant le développement de l’arthrose. En effet le ménisque est un amortisseur du genou. Sans celui-ci, l’arthrose évolue plus rapidement.

Diagnostic

Le bilan comprend des radiographies standards en charge, une goniométrie pour mesurer l’axe mécanique.

Eventuellement un arthroscanner ou IRM afin de cartographier votre arthrose.

Avec ces examens, on peut ainsi prévoir un traitement sur mesure de l’arthrose.

L'hospitalisation

Votre heure d’arrivée à l’hôpital ainsi que votre ordre de passage vous sera communiqué préalablement par la secrétaire ou l’anesthésiste. Celle-ci peut  parfois encore être modifiée en dernière minute pour des problèmes de logistiques.

Lors de votre arrivée à l’hôpital, vous devrez passer par le service d’admission qui vous indiquera votre chambre. Vous y serez installé par les infirmières de l’étage.

L’hospitalisation dure entre 3 et 5 jours habituellement, en fonction de votre évolution et du contrôle de la douleur.

Votre opération chirurgicale dure entre 1h et 2h en fonction du type d’intervention.

Vous devez comme prévoir comme matériel :

  •   Deux cannes béquilles.

  •    Des bonnes chaussures fermées et larges pour réaliser votre rééducation en toute sécurité.

  •    Des habits faciles à enfiler (jogging large, short).

Post-opératoire

La rééducation avec notre équipe de kiné commence le lendemain de l’opération par des massages et un premier lever avec rolator ou sans rien.


Les objectifs à atteindre avant la sortie :

  •   Marcher sans canne béquille.

  •    Monter et descendre des escalirs de manière autonome

  •    Avoir une flexion de >90°

  •    Avoir une extension complète de la jambe.

A votre retour à domicile, vous serez suivi par votre kinésithérapeute (à prévoir avant l’intervention). Cette kinésithérapie se fera à raison de 5x/semaine durant les 6 premières semaines et ensuite 3x/semaine.
Vous avez droit dans le cadre de votre intervention à 60 séances au total prises en charge par l’INAMI.
Pour une rééducation optimale, il est clair que ce n’est pas uniquement le kiné qui travaille mais VOUS aussi par des exercices à réaliser au quotidien.

Les médications à prendre :

Il est important de suivre le programme antalgique afin de contrôler suffisamment la douleur à domicile et de favoriser une récupération plus rapide.

  •   Diclofénac 75mg retard 2x/j ou Celebrex 200mg 2x(si tendance à l’ulcère gastrique)

  •    Dafalgan forte 1g : 3-4x /J

  •    Daflon : 2co 2x/J

  •    Fraxiparine/Clexane durant 20 jours

A 3 semaines, on stoppe la prise d’AINS (Diclofénac/Celebrex) et le Tradonal retard. Il faut savoir que la prise de morphiniques ou dérivés peut engendrer une accoutumance et favoriser les douleurs chroniques.

Questions souvent posées
  •   Douleur : la douleur après la chirurgie est normale et variable d’une personne à l’autre. Un schéma antalgique est prescrit pour combattre la douleur qui peut être intense les 3 premières semaines et souvent nocturne liée à l’inflammation.

  •   Gonflement : il est lié aux hématomes postopératoires. Si la jambe entière est gonflée, c’est du à l’intervention et à une insuffisance veineuse. Ce gonflement prendra plusieurs mois à disparaître. Des médications type Daflon et des bas de contention pourraient être prescrits en postopératoire. La glace, une kiné de drainage veineux et surélever la jambe permettent d’améliorer la symptomatologie.

  •   Plaie et pansement : la plaie peut suinter sans risque. Trop de désinfections augmentent le risque de contamination de la plaie. Au moins on change le pansement au mieux c’est!
    Éviter tout contact avec de l’humidité. Le risque est l’infection!

  •   Constipation : La chirurgie, l’anesthésie et surtout les médicaments peuvent entrainer de la constipation.

  •   Insomnie : est classique lors du début de la rééducation. La marche peut faire diminuer les plaintes ainsi que la prise d’antalgique.

  •   Chaleur : le genou peut rester chaud pendant 3 mois après l’intervention. Le glaçage soulage.

  •   Les bruits : Le contact entre le plastique et le métal peut engendrer des bruits. Ne vous inquiétez pas. Ce bruit disparaîtra avec le temps.

  •   La durée de vie de l’implant : taux de survie des grandes séries montrent 85-90% taux de survie à 20 ans de l’intervention.

  •   L’anesthésie ou hypersensibilité de la peau : en effet,  l’incision engendre la section de quelques nerfs cutanés. Si des brûlures sont invalidantes, on vous prescrira des patch de Versatis afin de les contrôler.

Concernant la vie quotidienne
 

  •   Se mettre à genoux : après 3 mois, il est permis de se mettre à genoux mais peu de gens y arrivent car cette position reste très inconfortable.

  •   Nager : vous pouvez nager dès que la plaie est complètement guérie et sans la moindre croûte. Il faut souvent compter 6 semaines.

  •   Vélo à l’extérieur : la reprise est fonction de la récupération de l’amplitude, de la force musculaire et de l’équilibre.

  •   Conduire la voiture : Pas avant 3 semaines pour que la douleur soit sous contrôle et que vous ayez suffisamment de force pour contrôler votre véhicule.

  • Aéroport : Vous allez très probablement sonner au portique des aéroports. On vous fournira une attestation de port de prothèse.

 
 
Vigilance en cas de traitement dentaire, colonoscopie ou gastroscopie.
Vous devrez prendre un antibiotique préventif.
Parlez de votre prothèse au médecin et dentiste concernés.

Complications

Trois évènements doivent vous faire revenir en urgence.

  • Douleur importante dans le mollet ne passant pas avec les simples antidouleurs : suspicion de phlébite. Il est nécessaire de faire une échographie-Doppler afin de confirmer le diagnostic et d’adapter le traitement en Fraxiparine/Clexane.

  • Fièvre (>38°C) : cette hausse de température peut être due à une résorption de l’hématome mais aussi à une infection par une bactérie (fréquence < 1%). En cas de suspicion d’infection,ne pas prendre d’antibiotique via le médecin traitant ! Les antibiotiques masquent la bactérie et nous empêchent de pouvoir cibler correctement notre antibiotique. Il est impératif d’être revu au plus vite ! 

  • Ecoulement important des plaies : hématome versus infection

Consultation de contrôle

Check-list avant

la sortie de la 

clinique

  •    3 semaines pour ablation des agrafes et contrôle des plaies ainsi qu’une radiographie préalablement.

  •     6 semaines pour contrôle clinique.

  •     3 mois avec Rx et goniométrie.

  •     1 an avec Rx de contrôle.

  •   Lettre de sortie pour votre Médecin Traitant

  •   Prescriptions pour antalgiques & injections

  •   Prescription de kinésithérapie

  •   Incapacité de travail

  •   Papiers de votre Assurance Hospitalisation

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